Les cantines n’ont pas la cote

80 % des écoles proposent des repas chauds.

Mais seul un élève sur cinq en profite.

Un tiers des cantines scolaires ne répondent pas aux normes d’hygiène.

Combien sont-ils, élèves du fondamental et du secondaire, à renoncer, à l’heure où les estomacs crient famine, à leurs irremplaçables tartines jambon-fromage, valeur sûre s’il en est, pour le fameux « dîner complet » de la cantine de l’école ?

Inscrit dans le cadre plus large de la politique de « promotion des attitudes saines sur les plans alimentaires et physiques » pour les jeunes de la Communauté française, un document révèle que pas moins de 81 % des établissements scolaires offrent à leurs élèves la possibilité de manger un repas chaud le midi. Pour ce faire, chaque école est libre d’opter pour la formule qui lui semble la plus appropriée en fonction des moyens dont elle dispose. Car, comme on le rappelle au ministère, « la mise en œuvre de cantines scolaires est un service extrascolaire qui est une prérogative exclusive des pouvoirs organisateurs« . En d’autres termes, c’est à chaque école proposant des plats chauds à ses élèves que revient la charge d’assurer financièrement cette offre.

Ceci étant, force est de constater que le taux de fréquentation des cantines scolaires est relativement faible : seuls 22 % des élèves laissent régulièrement leur boîte à tartines à la maison pour se restaurer à l’école. S’en suit alors la question, somme toute assez logique, du « pourquoi » ? Pourquoi êtes-vous encore si nombreux, parents, à préférer mettre vos enfants au « dîner tartines » plutôt que de les faire asseoir « aux bancs » de la cantine ? Au-delà de l’envie de se retrouver le soir en famille autour d’un bon petit plat, y a-t-il d’autres explications ? Sans doute.